23.04.2008

She's the queen of the superficial


Vous ai-je déjà dit à quel point je déteste aller à la Fac ? oui ? non ? eh bien je vais vous avouer un truc; je déteste aller à la Fac.

Je déteste le fait qu'on prenne si peu au sérieux l'étude des langues et des lettres en dehors des écoles préparatoires, je déteste apprendre par cœur une liste d'œuvres jamais étudiées en classe ainsi que la date de parution qui va avec, sinon c'est trop facile hein hé oh !

Je déteste Facebook, avoir des gerçures et les jours de printemps gris. C'était pas la peine de nous faire croire que ça y est c'est TROP le printemps, je vais TROP pouvoir enfiler ma jolie capeline. Une vie de misère moi j'vous l'dis.

 Tout ce que je veux moi c'est réussir à m'épiler les sourcils toute seule, avoir des projets de vacances entre amis, apprendre à économiser mon argent et faire des études qui me plaisent. Est-ce que c'est trop demander ? C'est bien d'avoir un doctorat et d'enseigner cinq matières différentes mais si c'est pour arriver TOUS LES JOURS avec dix minutes de retard, nous raconter comment c'était il y'a 78 ans quand les étudiants s'investissaient plus dans leur travail et ensuite descendre ensuite se chercher un café, je peux le faire aussi. A l'exception près qu'il y a 78 ans je n'étais rien et aussi je ne bois pas de café.

Mais il me restera toujours de quoi me consoler; avec un peu de chance Mister H (géniteur de mon petit amoureux) nous réveillera un matin d'été pour nous dire « allez hop faites vos bagages on s'envole ce soir pour les Caraïbes ! »

Je vous assure que c'est exactement le genre de truc qu'il serait capable de faire. Il m'a déjà offert un ordinateur portable apparemment trop puissant trop super chouette ainsi qu'un duffle coat Eden Park à 400 euros, autant vous dire que l'hiver a été moins rude pour moi cette année. Il est ouf le Père H, du moins si l'on considère que dépenser de l'argent est synonyme de folie.

L'ennui c'est que cette histoire de Caraïbes (ou de piscine municipale on verra) pose un problème de taille, de poids même : je suis obèse. Ça va être impossible de rentrer dans un bikini, même à l'aide d'un peu de vaseline et d'un chausse-pied et Hugues va me laisser tomber pour Miss Svelte quand il découvrira que sa copine est une descendante de Moby Dick.

Je déteste ma vie.

 

 



Je t'aime parce-que tu ressembles à un brocoli avec des cheveux

Je peux voir si tu es un bisou ?



podcast
Revelation de Joe Satriani (jamais j'aurais cru écouter en boucle un chauve entrain de jouer de la guitare)

19.11.2007

Un an plus tard...

J'ai obtenu mon Bac Livres (avec mention sinon c'est pas drôle), dégoté en solde un petit copain tout mignon tout fou <3, je me suis inscrite à la fac, j'ai perdu des amies, mon humour et ma plume. Mais n'ayez pas peur, vous lecteurs inexistants, parce-que je ne vais pas baisser les bras ! J'ai des projets plein le cervelet et des rêves plein les moleskines --> 6 kilos à perdre, une peau plus lisse que celle de Nicole Kidman et mon passeport pour une deuxième année en licence d'anglais. Parce-que l'anglais c'est cool.  

Evidemment, avec mon emploi du temps actuel ça va pas être facile de mettre ce blog à jour très souvent; on bosse comme des malades, Shakespeare nous fait méchamment suer et les exams ça rigole pas. Faux. La vie à la fac ne ressemble pas du tout à celle que je m'étais imaginée. Les soirées étudiantes du délires, les couloirs bondés de gens intelligents qui conspirent en chinois ou encore les gigantesques amphis avec leurs bancs en bois et leurs graffitis révolutionnaires… fariboles ! En réalité dans le réel, pipole are verry nul at inglich et on ne fait que survoler les œuvres au programme style « dans 1984, George Orwell dénonce. Salut à demain ». Les élèves comprennent à peine, s’intéressent vaguement, à contrecœur. Ma promo est un ramassis de la sous-humanité Mulhousienne, un troupeau bien sapé issu de la génération rien. Certes je n'ai pas (encore) 18 de moyenne et certains rares spécimens me font garder espoir mais en pratique, je m'ennuie, tout est gris, austère, froid et Señora de S***** notre professeur d'espagnol attend de nous qu'on raconte l'idée qu'on se fait de vraies belles vacances. DES VACANCES ! Abusé moi j’dis.

Heureusement que je passe le plus clair de mon temps dans les bras de l’amoureux (« niais mais vrai ») et que Julia est là pour me faire sourire. Il y’a aussi les copines de Strasbourg chez qui je pourrais séjourner quelques jours (encore faudrait il que Proust les laisse respirer de temps à autre, comme ça pour voir).

Allez, Plus que trois ans et je fuis Mauricette Ville. Keep the peach (aha)

25.09.2006

Encore un jour se lève

Une pensée pour ceux dont les larmes coulent sous la pluie torrentielle.

Une pensée pour une jolie Mademoiselle Dimanche qui ne fêtera pas de joyeux anniversaires avant bien longtemps.

Une pensée pour ce jeune homme qui tripotait tout le temps les bretelles de son sac à dos.

20.09.2006

Les pieds dans la boue le regard dans les étoiles

Savez vous ce qui est pire que tout ? pire que les armes nucléaires, la famine, Francis Lalanne et l’acné sévère ? non ? eh bien je vais vous le dire moi : la pluie.

Pas la douce pluie d’été qui vous caresse le visage et vous rafraîchit hein, non, la pluie qui tombe du ciel gris et ténébreux, celle qui forme des flaques où vous ne pouvez plus sautez en raison de votre âge sous peine d’être prise pour quelqu’un de peu fréquentable. Ce serait bien trop bête d’abîmer ses jolies Converses. Je la hais cette pluie qui mouille le bas de votre jean qui en plus d’être trempé paraît mille et une fois trop grand pour vous, style j’invite ma famille ainsi que tous les élèves de ma classe à l’intérieur. La pluie froide et acide qui vous donne envie de pleurer sans cesse. Il pleut sur la ville comme il pleut sur ma pompe aortique, tout ça.

Et y’a des jours comme aujourd’hui où le soleil irradie mais que vous êtes de toutes façons trop énervée pour en profiter parce-que savez que ça ne va pas durer.

 

                                            :)

Le bonheur se mérite-il ? demande le Père Noël en allumant sa sixième Gitane Blonde de la journée.

[Conseil du jour : No goodbyes des Subways] (qui déchirent leur mère en concert)

10.09.2006

Highschool lover

Les vacances d’été sont bien loin. La canicule remplacée quelques fois par la pluie et les nuages gris laisse place au soleil agréable de la rentrée scolaire. Terminées les soirées Trivial Pursuit  chez Sami, l’Ile de la Tentation, le torrent gelée, la montagne, les argentins et mon bikini.

La Star Ac’ reprend et la Terminale L s’annonce plus qu’intéressante. Je veux dire, si on oublie le petit examen de juin. De plus, aucun professeurs ne me répugnent cette année ni me donne l’envie de mourir noyée dans un aquarium, ce qui à mon sens reste un avantage. Ca vient sans doute de l’absence totale de cours de sciences dans mon emploi du temps (!) et par la même occasion de mon ancien prof de maths (Mister R and the seven dwarfs). Trop consternant le type. Pour ce qui est de l’avenir, les études, la mort etc. je ne sais pas encore sur quelle jambe swinguer, tout ce que je sais c’est que ce sera à Strasbourg et pas ailleurs. Ou à Paris faut voir, sauf si je suis obligée de rester à Mulhouse City ou encore de m’enfuir au Venezuela retrouver un vieil ami poilu.

Mon septembre n’est pas si pâle. Sauf en ce qui concerne vous savez quoi à propos de vous savez qui. A vrai dire, tout le monde ne sait pas mais sachez que ces derniers temps je pleure d’être une fille et je hais le sexe opposée d’une haine pure.

Nom d’une punaise artificielle ! Concert des Subways dimanche et deux heures d’Histoire lundi mit Monsieur Cool-à-l’Intérieur plus connu sous le nom de Mister Gris.

PS : étant donné que je suis dans l’incapacité de proposer en lien un morceau à caractère musical (« je suis une béotienne en informatique ») je vous suggère d’écouter par vos propre moyens Tell me baby des Red Hot Chili Peppers ainsi que Manouche de Marie Cherrier. Vous pouvez éventuellement vaquer à d’autres occupations. Quant à moi je vous laisse sur l’intro de The Dragster Wave de Ghinzu.

Ok ça marche.

01.09.2006

El Porvenir

Le jour où j’ai créé ce blog j’ai tout de suite compris que c’était le bon et que je ne le quitterai plus jusqu’à la fin de ma vie. Pour le meilleur et pour le pire etc. Là en l’occurrence c’est pour le pire. L’envie de le supprimer devient de plus en plus tentante, je voudrais qu’il prenne ses cliques sans oublier ses claques afin qu’il n’assiste pas au spectacle grotesque du mascara (que je ne porte jamais) couler le long de mes joues roses (bien qu’elles ne soient pas roses). Le problème ne vient pas de lui mais de moi. J’en ai marre d’être ce que je suis, je déteste tout le monde, société de merde pourrie.

Mais il y a tout de même du soleil, des poupées de porcelaines, des lucioles, des bulles, les Jonquilles (un jour je vous raconterais), des nouvelles de ma super copine Sarah au Pays-Du-Coca et cette magnifique jupe en velour noire que j’ai acheté malgré le droit de veto que Lucie avait posé dessus. C’est d’autant plus troublant que j’ignore si je vais bien ou non. Un peu comme si je mettais une tong et pas l’autre.

Non.

Alors en attendant d’être heureuse à 200%, d’avoir vingt ans et un hamster blanc, j’ai concocté un petit test à la fois drôle et méga instructif. Le principe est simple et peu connu (je mens encore une fois, je copie tout le monde) : Faites une liste de cinq métiers, cinq noms de villes et cinq adjectifs visant à décrire la personnalité de votre futur époux (valable pour les hommes et les hermaphrodites que j’affectionne tout particulièrement), ensuite reliez-les au hasard et souriez devant la beauté de la vie.

Exemple :

 Métiers envisageables

  Villes squattables 

   Plutôt genre

 Chauffeuse poids-lourd

  Moscou

  Chevelue

 Insectologue

  Strasbourg

  Imprévisible

  Vendeuse de caravane

  Tripoli

  Squelettique

 Costumière chez France 2

  Seine Saint Denis

  Jedi

 Garde-chasse

  Berlin

  Gros mais gentil

(Libre à l’imagination de chacun, bien évidemment)

Perso, je serais chanteuse dans un groupe de rock à Bombay et mariée à un type trop sexy. Disons que je vais un peu mieux. En plus la dame de la boucherie qui vend des morts encore sanglants m’a offert un calendrier et une balle sauteuse. Pas impossible que ce soit fait en peau de veau.

Allez, salut :)

 

Hot Pants - Ya llego

podcast

 

et des applaudissements pour Lucie qui vient bidouiller en secret le blog de prescilla pour aligner les colonnes ("non mais, pas ces colonnes, les autres")