Moi-même :
Née à Mulhouse en 1989 d’un père libanais et d’une mère d’origine hispanique, Prescilla est tendrement élevée avec son frère, sa sœur et son 32ème poisson rouge.
Elle a le privilège de voyager un peu partout, bercée entre l’Europe et le Proche-Orient, sa vie est une grande mer paisible. Le regard dans les étoiles et les pieds dans le sable, elle vit dans un monde enchanté peuplé de fées géantes, de maisons en chocolat, de maîtresses d’école qui portent des slips sur la tête et où rien ne peut venir troubler sa vision du bonheur.
Et boum ! ça lui tombe dessus comme ça, d’un coup, sans prévenir, en pleine gueule, l’adolescence. Arrachée de sa bulle merveilleuse par une force invisible, plus rien n’est comme avant. Classique. Elle entre au collège, elle se trouve moche (« aaaah ! un sein ! »), grosse, boutonneuse et incomprise. De là s’en suit une longue suite de malheurs, de larmes et de crises parentales. Tout le monde est heureux sauf elle et jamais elle ne pourra mettre de jupe. Pour toujours.
Puis le lycée et tout s’arrête. Prescilla a 15 ans, elle entre en 2nde au lycée Lambert et elle commence même à se détacher les cheveux. Elle ne fait pas souvent ses devoirs mais elle s’en sort. Ses amis sont formidables et elle assiste à des concerts. Elle grandit doucement, et sait que même si ce ne sera pas facile d’y arriver, elle pourra faire de sa vie un roman d’aventure à succès. Tout est normal, tout est appréciable : d’immense joies et d’atroces chagrins, son père disparaît avant qu’elle ne trouve l’occasion de s’excab2da83f285f26b90e0c1fe3ba4ca0fdf.
Témoin de la misère universelle elle sait qu’elle a tout de même de la chance d’être à sa propre place. Prescilla est un être humain parmi un tas d’autres êtres humains et elle fait des trucs d’être humain.
Mais surtout, surtout, Prescilla a un blog.


